Sécurité de l'approvisionnement et autonomie assurées

Une autonomie durable avec l’uranium

L’uranium est présent dans le monde entier, et surtout dans des régions politiquement stables telles que l’Australie ou l’Amérique du Nord. Il est ainsi possible de choisir librement son fournisseur. Comme l’uranium possède une énorme densité énergétique, la production d’électricité ne requiert que de faibles quantités à importer, ce qui garantit une indépendance vis-à-vis de l’étranger. L’uranium enrichi nécessaire au fonctionnement annuel de la plus grande centrale nucléaire suisse correspond ainsi à la capacité de stockage d’un break de classe moyenne. Il est donc possible de conserver facilement des réserves pour plusieurs années d’exploitation sur un espace réduit.

L’énergie nucléaire garantit de la sorte un haut niveau d’autonomie et de sécurité de l’approvisionnement, que le pétrole et le gaz naturel ne seront jamais en mesure d’atteindre. Les stocks de pétrole obligatoires, par exemple, offrent une autonomie de deux à trois mois au maximum.

Une disponibilité élevée également en hiver

Les centrales nucléaires suisses fournissent de l’électricité toute l’année, pendant près de 90 pour cent du temps. En été, lorsque les centrales hydraulique produisent assez d’électricité, elles sont arrêtées pendant quelques semaines dans le cadre des travaux de maintenance et du changement du combustible. On choisit cette période car la consommation d’électricité est plus basse. En hiver, en revanche, leur contribution est indispensable: Elles fournissent près de la moitié du courant produit en Suisse. Sans les centrales nucléaires, la Suisse serait fortement dépendante des importations, notamment en hiver. Mais il n’est pas certain que nous puissions continuer à l’avenir également à profiter des avantages qu’elles offrent. L’Office fédéral de la protection de la population met en garde contre le fait que les risques pour la sécurité de l’approvisionnement sont déjà importants, et continueront à augmenter. Un approvisionnement électrique fiable grâce aux installations présentant une disponibilités élevée est essentiel pour l'économie. Seules les installations exploitées, maintenues et contrôlées en Suisse, offrent une qualité élevée de l’approvisionnement.

KKL Panorama 2020

Un gros potentiel pour risque un faible

La sécurité de l’approvisionnement repose sur des systèmes d’approvisionnement indigènes fiables, performants et efficaces, qui doivent comporter le moins de risques possibles pour la production. Les énergies hydraulique et nucléaire répondent à ces critères depuis près de 50 ans. L’énergie hydraulique est la technologie de production d’électricité la plus efficiente qui soit. L’énergie nucléaire marque quant à elle des points du fait de l’énorme densité énergétique de l’uranium, qui assure globale de cette technologie. Les deux sources d'énergie sont essentielles pour offrir à la Suisse un approvisionnement suffisant et sûr en électricité respectueuse du climat.

Le potentiel de développement de l’énergie hydraulique dans notre petit pays qu’est la Suisse est toutefois limité. Depuis des décennies, le recours à cette énergie est en conflit avec la volonté de protéger les paysages et la nature. Le nucléaire, quant à lui, n’atteint pas ses limites aussi rapidement. Compte tenu de son encombrement réduit et des réserves importantes d’uranium dans le monde entier, il présente encore un potentiel de développement. Les gisements d’uranium sont davantage répartis que le pétrole et le gaz naturel. Certains États de l’OCDE, en particulier, disposent encore de grandes réserves d’uranium. L’énergie nucléaire est dont en mesure d'assurer durablement la sécurité de l’approvisionnement.

La sécurité de l’approvisionnement menacée

En hiver, des pénuries d'approvisionnement menacent la Suisse. En vertu de la nouvelle Stratégie énergétique 2050 de la Confédération, les centrales nucléaires qui arrivent au terme de leur durée d’exploitation ne doivent pas être remplacées. Dans un même temps, notre besoin en électricité augmentera fortement. Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, le courant respectueux du climat devra remplacer les combustibles et carburants dans le transport et la production de chauffage. La numérisation et les systèmes de refroidissement nécessiteront, eux aussi, davantage d’électricité. Ainsi, l’Office fédéral de la statistique prévoit qu’en 2050, notre consommation d'électricité aura augmenté de 40 pour cent par rapport à son niveau de 2020. La question de savoir si le développement du solaire et de l'éolien en Suisse parviendra à suivre ce rythme est controversée. Il est difficile d’imaginer que le courant renouvelable, dont la production varie en fonction de la période de l’année et de la météo, puisse remplacer la production nucléaire, ajustable. Et les systèmes permettant, par exemple, de stocker à grande échelle le courant solaire pour l’hiver, ne sont pas encore disponibles.

Dans un avenir proche, sous l’effet d’une baisse de la production indigène et des possibilités d’importation, nous pourrions rencontrer des pénuries d’électricité en hiver.

Une baisse des importations

Bientôt, les possibilités d’importation d’électricité de nos voisins diminueront. Outre le fait que l’Allemagne arrêtera sa dernière centrale fin 2022, nos pays voisins se sont fixés comme objectif de décarboner leurs systèmes énergétiques. En réalité, c’est toute l’Europe qui s’est engagée dans des scénarios similaires, et elle fera face à un besoin d'électricité croissant. Chaque pays aura besoin de courant renouvelable.

Depuis l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg fin 2019, nous avons perdu près de trois milliards de kilowattheures (kWh) d'électricité indigène. Les centrales de Beznau 1 et 2 seront quant à elles désaffectées aux alentours de 2030 Cela se traduira par une perte de 6 milliards de kWh, soit un dixième du besoin en électricité de la Suisse. De même, la Suisse ne pourra plus s’appuyer sur les contrats d’importation tels que ceux pratiqués actuellement avec la France, car les règles concurrentielles européennes interdisent la reconduction de ces contrats. Les quatre milliards supplémentaires de kWh d’électricité qui disparaissent ainsi pourraient certainement être compensées par des importations d’électricité à court terme. Mais tout cela aura un coût, notamment en hiver, alors que l’Europe entière consomme beaucoup d’électricité. Et l'énergie en ruban, fiable et ajustable, se fait de plus en plus rare.


Communication presse

Betriebsverlauf

12.10.2021 10:25

Die Anlage produzierte im September 2021 nach Plan und ohne Unterbruch.        

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