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Faibles quantités de déchet, traçabilité précise

Les déchets radioactifs ont de nombreuses origines: ils proviennent des centrales nucléaires, sachant qu’un tiers de la quantité totale est lié aux applications de substances radioactives dans les domaines de la médecine (ex. radiothérapie), de l’industrie (ex. chiffres lumineux et détecteurs de fumée) ainsi que de la recherche.

Ces déchets présentent des caractéristiques très disparates en termes de radioactivité et leur danger potentiel respectif est donc très différent. Comparé aux autres résidus de déchets spéciaux quotidiens, leur quantité est très faible. Par conséquent, il est possible – tant sur le plan technique qu’économique – de collecter ces déchets, de les conditionner puis de les stocker de manière sûre pendant une période suffisamment longue.

Traçabilité précise

Le grand public accorde peu d’importance aux solutions stratégiques déjà trouvées pour le retraitement des déchets. En effet, les déchets radioactifs sont aujourd’hui recensés minutieusement puis archivés dans des répertoires de manière à savoir précisément où se trouvent quels types de substances résiduelles et quels déchets seront encore produits à l’avenir.

De nos jours, les déchets radioactifs sont déjà traités et stockés dans un entrepôt intermédiaire afin d’être ensuite enfouis en profondeur. Tous ces travaux font partie du processus de routine. De même, le financement du stockage est assuré (cf. colonne de droite).

Retraitement contrôlé et avant-gardiste: la composition des déchets radioactifs issus des centrales nucléaires est parfaitement connue. (Photo: Nagra)

Fortes différences de radioactivité

Les déchets radioactifs se classent en deux grandes catégories:

  • Les déchets de haute activité (DHA), qui se composent d’assemblages combustibles usés et de déchets vitrifiés hautement radioactifs issus du retraitement d'assemblages combustibles (recyclage). Les déchets à forte activité comprennent 98,3% de la radioactivité de tous les résidus.
  • Les déchets de faible et de moyenne activité (DFMA), quiproviennent de l’exploitation et du démantèlement des centrales nucléaires ainsi que de la médecine, de l’industrie et de la recherche. Ils représentent seulement 1,6% de la radioactivité de tous les résidus.

A cela s’ajoute une petite quantité de déchets alpha-toxiques (DAT), radioactifs et contenant une part significative d’émetteurs alpha. Les émetteurs alpha sont des particules chargées positivement rejetées par différents éléments radioactifs lors de la désintégration alpha. Les déchets alpha-toxiques résultent en particulier du retraitement des assemblages combustibles usés et ne comprennent que 0,1% de la radioactivité de tous les résidus.

Volume et activité des déchets nucléaires

Deux entrepôts géologiques en profondeur sont prévus pour accueillir ces déchets: l’un pour stocker les résidus hautement radioactifs et alpha-toxiques, l’autre pour les déchets faiblement et moyennement radioactifs.

500 grammes par habitant en 50 ans

Contrairement à de nombreuses autres activités industrielles, l’énergie nucléaire produit des déchets contrôlés, qui se présentent sous forme solide et concentrée. L'exploitation pendant 50 ans des centrales nucléaires pour produire de l’électricité génère - par habitant, en Suisse - 500 grammes de consommation de combustible nucléaire, soit l'équivalent d'une bille de 4,7 centimètres de diamètre, matériaux qui renferment pratiquement l’ensemble de la radioactivité.

5 centilitres de combustible nucléaire hautement radioactif par habitant en 50 ans: conditionné dans un conteneur pour le stockage final, cela correspond à un litre par personne, auquel s'ajoutent 8 bouteilles en béton pour les DFMA. (Illustration: Nagra)

Faible quantité totale comparativement

Le tableau suivant récapitule les volumes totaux de déchets, qui seront générés – selon les calculs de la Nagra se fondant sur 50 ans d’exploitation des centrales nucléaires en Suisse (incluant le démantèlement complet des usines), ainsi que provenant de la médecine, de l’industrie et de la recherche.

Assemblages combustibles usés et déchets vitrifiés hautement radioactifs:7 300 mètres cubes
Déchets faiblement ou moyennement radioactifs provenant
de l’exploitation et du démantèlement des cinq centrales nucléaires suisses:     
60 000 mètres cubes
Déchets faiblement ou moyennement radioactifs provenant
de la médecine, de l’industrie et de la recherche
(pour la période allant jusqu’à la fin de l’exploitation des
entrepôts de stockage en profondeurs actuellement prévus):

33 000 mètres cubes


Total
environ 100 000 mètres cubes

 

Outre les déchets proprement dits, ces volumes englobent également leur emballage. Les assemblages combustibles usés et déchets vitrifiés hautement radioactifs sont enfermés dans des conteneurs sécurisés aux parois épaisses, en acier moulé, tandis que les déchets faiblement ou moyennement radioactifs sont coulés dans un ciment spécial ou dans un matériau vitreux. Tous les résidus radioactifs seront ensuite placés, sous forme solide, dans un entrepôt en profondeur, à l’exception de tout fût contenant des liquides, qui risqueraient de se répandre.

Les 7300 mètres cubes de déchets hautement radioactifs correspondent à la surface d'environ 7 maisons familiales. Le volume total de tous les déchets radioactifs équivaut à peu près à celui de la halle historique de la gare de Zurich. (Photo: Nagra/Comet)

Entreposage jusqu'à la perte de radioactivité

Comparée à celle des déchets spéciaux – tels que les produits chimiques, les huiles usées, batteries, médicaments, etc. - la quantité de résidus radioactifs est relativement faible. De plus, en perdant naturellement leur activité au fil du temps, ils deviennent de moins en moins dangereux.

Au bout de 500 ans déjà, les déchets faiblement ou moyennement radioactifs ne sont pas plus nocifs que des engrais phosphatés classiques, utilisés dans l’agriculture. Quant aux déchets hautement radioactifs, ils irradient au bout de mille ans seulement cinq fois plus que le minerai naturel duquel est extrait l’uranium. Toutefois, même passé ce délai, ils ne doivent en aucun cas entrer en contact avec notre nourriture ni nos voies respiratoires – tout comme les produits chimiques nocifs.

Le concept de stockage de la Nagra tient compte de tous ces éléments. En Suisse, tous les types de déchets radioactifs seront enfouis profondément dans les couches géologiques appropriées, et resteront éloignés des hommes, des animaux et des plantes bien après avoir perdu leur radioactivité.


Communication presse

12 janvier 2012: Betriebsverlauf im Dezember

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