Il existe différents types de réacteurs de par le monde. La plupart font partie de la famille des réacteurs à eau légère. Les cinq centrales nucléaires suisses – Beznau 1, Beznau 2, Mühleberg, Gösgen et Leibstadt – sont elles aussi équipées de réacteurs à eau légère.
Dans ce type de réacteurs, les crayons combustibles sont constamment entourés d’eau ordinaire. L’eau remplit deux fonctions: d’une part elle sert de fluide de refroidissement et transporte l’énergie qui quitte le réacteur sous forme de vapeur chaude pour actionner les turbines à vapeur. D’autre part, elle freine les neutrons (constituants du noyau atomique, de charge électrique nulle) libérés lors de la fission nucléaire et joue ainsi un rôle de modérateur. Ce n’est qu’en étant freinés que les neutrons peuvent déclencher d’autres fissions nucléaires. S’il n’y a pas d’eau dans le réacteur (ou un autre modérateur), la fission nucléaire s’arrête.
La nature, elle-même, a créé des réacteurs de ce type. Des scientifiques ont découvert qu’il y a à peine deux milliards d’années, en Afrique centrale, au Gabon plus précisément, plus d’une douzaine de réacteurs nucléaires naturels avaient dégagé de l’énergie pendant des milliers d’années. Ils fonctionnaient selon le même principe que les réacteurs à eau légère actuels.
Il existe deux variantes de réacteurs à eau légère: les réacteurs à eau sous pression et les réacteurs à eau bouillante, qui, en Suisse, coexistent.